Repères biographiques

Théodore de Banville
1823-1891

1823 Naissance à Moulins (Allier).
1830 Mis en pension à Paris chez M. Sabatier.
1834 Entre au Collège Bourbon où il connaîtra Charles Asselineau, Edmond de Goncourt et Alfred Dehodencq.
1840 Inscription à la faculté de droit; il ne fera pas les examens.
1841 Se lie avec Baudelaire.
1842 Publication des Cariatides; présentation à Victor Hugo.
1845 Mort de son père, ancien lieutenant de vaisseau en retraite. Les premières Odes funambulesques paraissent.
1845-1847 Collaboration régulière à la Silhouette et au Corsaire-Satan; poésies satiriques, articles de critique théâtrale et artistique. La Resurrection de Lazare, roman par lettres, avec Vitu, Murger et Fauchery.
1846 Publication des Stalactites. Les "Causeries" du Tintamarre avec Baudelaire et Vitu.
1848 Salon de 1848 dans la Sylphide.
1849 Sa mère se remarie. Feuilleton théâtrale au Dix-Décembre.
1851 Les premières Princesses sont publiées. En août, Les Nations, ode-ballet, à l'Opéra, musique d'Aldophe Adam.
1852 26 décembre. Première pièce de théâtre reçue à l'Odéon: Le Feuilleton d'Aristophane, revue satirique de l'année.
1853 Collaborateur au Paris (Les Pauvres Saltimbanques et Odelettes); se lie avec les Goncourt et Gavarni.
1853-1856 Brouille avec Baudelaire au sujet de l'actrice Marie Daubrun.
1854 En octobre, prologue d'ouverture au théâtre des Folies-Nouvelles. En décembre, La Caravane de l'Amour au même théâtre.
1855-1856 Collaboration à Figaro (Les Parisiennes de Paris, entre autres).
1855 Octobre, Le Petit Mezzetin, farce italienne aux Folies- Nouvelles. En décembre, publication de La Vie d'une comédienne, récit.
1856 Odelettes, première et deuxième éditions. Le Beau Léandre, comédie en 1 acte et en vers au Vaudeville.
1857-1859 Dépression nerveuse; séjour à la clinique du docteur Fleury à Bellevue. Les premières pièces des Exilés paraissent.
1857 Publication des Odes funambulesques en février. En septembre, publication des Poésies complètes, 1841- 1854. Le Cousin du roi, avec Philoxène Boyer, comédie en un acte et en vers à l'Odéon. En juillet, publication de «Paris et le nouveau Louvre», ode écrite pour le concours du prix Véron.
1859 déc-1860 juin Séjour de santé à Nice en compagnie de Marie Daubrun. La Mer de Nice dans Le Moniteur universel.
1861-1862 Collaboration à La Revue fantaisiste où il fait le Salon de 1861 et publie Améthystes. Les Premières Occidentales et Rimes dorées paraissent dans les journaux sous le titre de Nouvelles Odes funambulesques .
1862 Première édition des Améthystes. Commence à fréquenter Élisabeth Rochegrosse avec qui il vivra en concubinage. En août, Baudelaire publie son étude sur Banville dans Le Boulevard.
1862-1863 Collaboration au Boulevard d'Étienne Carjat; articles de critique théâtrale et littéraire et poésies (les premières Occidentales et Ballades joyeuses).
1862-1865 Des articles sur le "Mouvement artistique et littéraire" paraissent régulièrement dans L'Artiste.
1863 16 octobre, à l'Odéon, première de Diane au bois, comédie héroïque en deux actes et en vers. Beau succès.
1864 Une comédie en 1 acte et en vers écrite en quelques jours, Les Fourberies de Nérine, est jouée chez la princesse Mathilde le 27 février, publiée dans La Revue nouvelle en mars, et passe enfin au Théâtre du Vaudeville en juin.
1865 En février, Mallarmé publie dans L'Artiste sa « Symphonie littéraire », hommage à ses maîtres en poésie: Baudelaire, Gautier et Banville.
30 juin, création à la Comédie-Française de La Pomme, comédie antique en un acte et en vers. Beau succès avec 43 représentations.
1866 3 mars, première livraison du Parnasse contemporain contenant deux poésies de Banville. En juin et novembre, première et deuxième séries des Camées parisiens. En novembre, publication des Exilés, millésimée 1867. Améthystes et la majorité des Princesses en font partie. En juin, création à la Comédie-Française de Gringoire, comédie en un acte. Très belle réussite auprès du public et de la critique.
1868 Toute l'année, la longue série des Nouvelles odes funambulesques (i.e. Occidentales) est publiée dans le Charivari de Pierre Véron. En septembre, Banville termine Florise, comédie reçue à l'Odéon mais qui ne sera pas jouée. Banville et Charles Asselineau publient l'édition posthume des Fleurs du mal.
1869 En janvier, Banville entre au National où il rédigera le feuilleton théâtral pendant dix ans. En février, une polémique dans le Charivari au sujet de Florise fera quitter ce journal par Banville.
En juillet, publication des Nouvelles odes funambulesques, recueil de poésies satiriques qui sera divisé plus tard en deux, Occidentales et Rimes dorées.
1870 Publication de Florise. Lettres de Rimbaud à Banville avec envoi de poésies.
1870-1871
(septembre-janvier)
Pendant le siège de Paris, Banville et les siens restent à Paris; il est garde national, mais les fatigues du service l'affaiblissent et il tombe malade. Les Idylles prussiennes, scènes de la guerre franco- prussienne, paraissent dans Le National.
1871 En mars, début de la Commune; Banville ne prendra aucune part aux événements. En juillet, publication en volume des Idylles prussiennes. Le 15 août Rimbaud envoie à Banville « Ce qu'on dit au poète à propos de fleurs », poème daté du 14 juillet. En octobre, Banville reçoit Rimbaud chez lui et l'héberge quelque temps.
1871-1872 Le Petit Traité de poésie française paraît d'abord dans L'Écho de la Sorbonne, moniteur de l'enseignement secondaire des jeunes filles, et ensuite en volume.
1872 22 octobre, dernière visite à Théophile Gautier, qui mourra le lendemain.
1872-1877 Publication chez Lemerre des Poésies de Théodore de Banville en 6 volumes.
1873 En octobre, publication des Trente-six Ballades joyeuses, à la manière de François Villon.
1874 En avril, mort du mari d'Élisabeth Rochegrosse. En octobre, publication des Princesses, dont certaines pièces avaient déjà fait partie des Exilés. 15 novembre, Mallarmé reproduit l'une des Princesses dans La Dernière Mode.
1875 Février, mariage de Banville et d'Élisabeth Rochegrosse.
1876 4 mars, mort de Zélie, mère du poète. En novembre, création à l'Opéra de Déïdamia, comédie héroïque en trois actes, musique de Jules Cressonnois.
1876-1877 Les premiers Contes pour les femmes paraissent dans La République des Lettres.
1877 En mai, parution de Roses de Noël, petits poèmes écrits pour sa mère à l'occasion de son anniversaire et de sa fête pendant plus de trente ans.
1878 En juillet, publication en volume des Comédies.
1878-1879 Publication chez Charpentier des Poésies complètes en trois volumes.
1879 En juin Comédies, chez Charpentier. Ce volume contient deux pièces qui ne figurent pas dans l'édition Lemerre. Le 14 novembre, création d'Hymnis, comédie lyrique en un acte, musique de Jules Cressonnois.
1880 De janvier à octobre, les Contes pour les femmes paraissent dans le Gil Blas. En février, publication en volume d'Hymnis. Debussy met en musique quatre poèmes de Banville et travaille à une musique de scène pour Hymnis. Le 26 février Banville est parmi les très nombreux convives qui fêtent le soixante-dix-huitième anniversaire de Victor Hugo et le cinquantenaire de Hernani à l'Hôtel Continental.
1880-1881 De novembre à octobre, publication dans le Gil Blas des Contes féerique, appelées alors «Contes fantastiques».
1881 janvier Nouvelle édition, revue et augmentée, du Petit Traité de poésie française. De janvier à mars, une nouvelle série de Camées parisiens paraît dans Le Voltaire. En février, publication en volume des Contes pour les femmes.
1881-1882 Articles dans le Gil Blas dont Banville fera Mes Souvenirs,Paris vécu et La Lanterne magique.
1882 En mars, publication en volume des Contes Féeriques. En octobre, publication en volume de Mes Souvenirs. Le 15 décembre Le Voltaire rapporte que, lors de la dernière élection à l'Académie, Victor Hugo avait mis dans l'urne un bulletin portant le nom de Théodore de Banville qui n'était pas candidat. Dans La Nouvelle rive gauche Verlaine rappelle son admiration pour Banville, son «cher maître» et «ses merveilleuses oeuvres purement lyriques». 17 décembre Banville est invité au grand banquet que donne Victor Hugo pour marquer la reprise du Roi s'amuse.
1883 En avril, publication de La Lanterne magique. Pendant l'été, Debussy compose des fragments d'une musique de scène pour Diane au bois. En octobre, publication en volume de Paris Vécu.
1883-1884 Publication Gil Blas des pièces qui constitueront le recueil Nous Tous. Articles et récits dans le même journal dont Banville fera trois recueils: Lettres chimériques,Contes héroïques, et Contes bourgeois.
1884 En janvier, publication de Riquet à la houppe. En avril, publication en volume des Contes héroïques. En juin, publication du recueil Nous Tous. En juillet, Les Annales politiques et littéraires commencent à publier des pages de prose de Banville. 14 septembre-26 octobre Les Annales publient le texte intégral de Gringoire.
1884-1885 Préoriginales de Dames et demoiselles et de Fables choisis mises en prose dans le Gil Blas.
1885 En mars, publication en volume des Lettres chimériques. En novembre, publication en volume des Contes bourgeois. Le 2 décembre, création de Socrate et sa femme à la Comédie Française. La pièce était restée 12 ans dans les cartons de ce théâtre. Excellent accueil de la critique. Verhaeren rend compte de la pièce avec enthousiasme dans L'Art moderne.
1886 En juin, publication en volume des Dames et demoiselles et Fables choisies en prose.
1886-1888 Dans le Gil Blas, publication de Les Belles Poupées et des articles qui seront recueillis dans L'Ame de Paris.
1887 En avril, Le Voltaire publie une interview de Banville où il prend la défense de Victor Hugo, que Taine et plusieurs journalistes ont récemment critiqué. En mai, publication de Le Forgeron, «scènes héroïques», et de Madame Robert. Mallarmé donne un compte rendu élogieux du Forgeron à la Revue indépendante.
1888 En janvier, Antoine donne des représentations du Baiser à Bruxelles. La pièce est inédite, mais des admirateurs la reconstituent d'après leurs souvenirs et en publient leur version dans La Jeune Belgique. Le 15 mai, première représentation du Baiser à la Comédie Française. En juin, publication en volume de Les Belles Poupées.
1888-1889 Articles et chroniques dans Le Figaro. 1888-1890 De mai à septembre 1888, La Vie pour rire publie nombre des futures Sonnailles et clochettes. Les autres paraissent dans L'Écho de Paris d'octobre 1888 à mai 1890. Il y donne aussi des chroniques en prose.
1889 En septembre, Banville publie dans la Revue de l'Exposition Universelle « État de la poésie en 1889 », article qui fait pendant à « L'Évolution du roman au XIXe siècle » de Maupassant. Le 7 décembre, reprise de Gringoire à la Comédie Française.
1890 En août, publication en volume de L'Ame de Paris. Nouveaux Souvenirs. En novembre, publication en volume de Sonnailles et Clochettes.
1891 Le 12 mars, publication du roman Marcelle Rabe. Le 13 mars, mort de Banville, à son domicile rue de l'Éperon.
1892 En juin, publication posthume de Dans la fournaise, dernières poésies, pièces publiées surtout dans L'Écho de Paris depuis juin 1890. Le volume avait été conçu par Banville lui-même. En décembre, parution du dernier volume des Oeuvres de Théodore de Banville chez Lemerre, dernière édition collective qui ne comprend pas les trois derniers recueils publiés chez Charpentier depuis 1884.


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