Théophile Gautier remercie le critique pour son compte rendu favorable sur la Revue de Paris (dont il était l'un des éditeurs) dans Le Pays du 27 octobre 1851.
 
 
À Paul de Saint-Victor
 
 
 
Vers le 15 (?) novembre 1851
 
 

Mon cher ami,

J'espérais vous rencontrer sur le bitume ou dans un couloir de théâtre pour me jeter à votre cou. Mais puisque je n'ai pas eu cette chance, permettez-moi de vous remercier ex imo corde de ce que vous avez dit de La Revue en général, et de moi en particulier. Jamais parfum plus doux ne fut brulé dans plus riche cassolette sous un nez de lettré. C'est de la myrrhe dans de l'or ciselé. L'on a écrit souvent de moi des choses flatteuses mais rien qui m'ait touché autant. Vous m'avez peint non tel que je suis, mais tel que je voudrais etre, et mon idéal y a été fort sensible. Je tacherai de faire ressembler ma réalité à votre éloge.

   Tout à vous de cœur

                                                                                Théophile Gautier

Et le Fiesole? Si nous ne l'avons pas pour ce no, l'épithète de pompeux vous sera appliquée pour trois mois.

(Tome IV, p. 417-418)
 
 

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