Henry Rouy était le caissier-gérant du journal La Presse auquel Théophile Gautier travaillait à cette époque. Aucun discours de celui-ci n'a été publié dans le journal.

Gautier entretenait avec Giacomo Meyerbeer, avec lequel il avait parfois collaboré (voir la Lettre à Meyerbeer) de très bonnes relations.
 

À Henry Rouy
 
 
Avant avril 1855
 

Cher Monsieur Rouy

J'étais allé hier accompagner notre ami Meyerbeer, à la gare du Nord. On m'a reconnu: on m'a prié de parler. J'ai eu beau résister j'ai été pris, placé sur une estrade et obligé de m'exécuter. Voici le squelette de mon improvisation tel que quelques amis l'ont recueillie - faites-moi le plaisir de le mettre dans la Presse ce genre-là amène et pacifique fera plaisir au delà du Rhin, et cette nouvelle manière d'affirmer la paix en vaudra bien une autre. Si je n'avais pas été pris à l'improviste j'aurais réfléchi et mieux développé ce thème. Mais tel qu'il est il ne sera pas inutile je crois dans l'état d'effervescence de l'Allemagne. Faites bien remarquer que ce n'est qu'une pure improvisation, sans aucune prétention. J'irai causer avec vous de la question dont m'a parlé Darimon.
 
 
                                                                                Théophile Gautier

(Tome VI, p. 136)
 
 
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