J'emmène Estelle en Suisse. Les sœurs qui devaient partir, restent. Elles sont trop énervées et trop malades pour être transportées en ce moment. Depuis trois ou quatre jours que ce départ est résolu, je mène une vie impossible. A travers tout cela, j'ai fait deux feuilletons car il faut des sols pour s'en aller. Je regrette bien amèrement de n'avoir pu faire le voyage de Pontoise pour t'embrasser, toi et ma belle-fille. Mais Eugénie vous transmettra mes adieux bien tendres et bien affligés. Je suis bien inquiet de te laisser au milieu de ce boulvari. A bientôt, cher. Garde ta maman avec toi, c'est le plus sûr. A bientôt.
Ton père
Théophile Gautier
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