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  Le Canada au grand écran
 

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  Dans la pensée des amateurs de films, le mot «cinéma» évoque le plus souvent Hollywood. Il y a longtemps que le public canadien apprécie les films américains dont il adopte les images, les thèmes et les histoires. En 1922, on demandait à Lewis Selznick, l'un des pionniers d'Hollywood, ce qu'il pensait de l'avenir d'une industrie cinématographique au Canada.«Si les sujets canadiens méritent d'être filmés, on enverra des cinéastes américains au Canada pour le faire», répondit-il. En fait, entre 1910 et la fin des années 1950, Hollywood tourna plus de 500 longs métrages sur le Canada, soit environ dix fois plus que nous n'en avons produit nous-mêmes. L'ironie est que la plupart de ces films «canadiens» étaient tournés dans l'enceinte des studios ou dans la campagne de Californie. Ils présentaient du Canada l'image stéréotypée du pays«des orignaux et de la police montée», qui ne possédait pas de villes et peu d'industries, une vaste étendue sauvage que peuplaient quelques prospecteurs, bûcherons, trafiquants de fourrures et Indiens. Et bien sûr, il y avait de la neige, et encore de la neige.

L'industrie cinématographique canadienne s'est développée dans l'ombre d'Hollywood. Dès 1930, le cinéma était devenu le divertissement populaire par excellence, et presque tous les films présentés au pays étaient déjà des films étrangers, français ou britanniques, mais surtout américains.

Petit à petit, au cours des soixante dernières années, le Canada a créé sa propre industrie cinématographique. Cependant, même de nos jours, moins de cinq pour cent des films présentés au pays sont canadiens. Pourquoi? Doit-on s'inquiéter du fait que les Canadiens voient surtout des films tournés à l'étranger, et en particulier à Hollywood? Que fait-on pour lutter contre l'influence de ces films sur la culture canadienne? Pour pouvoir répondre à ces questions, il faut étudier la relation entre le cinéma et les autres formes de culture populaire d'une part et la création d'une identité nationale de l'autre part. En outre, nous devons examiner la production et la mise en marché de la culture populaire dans les sociétés modernes.

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Cinéma,culture et identité nationale
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Nous avons tendance à ne considérer le cinéma (et la télévision, du reste) que comme une distraction. Quand nous voulons nous délasser, nous détendre et échapper aux réalités quotidiennes, nous regardons un film. L'influence du cinéma et de la télévision ne s'arrête cependant pas là : tous deux interprètent pour nous le monde dans lequel nous vivons. Les sociologues qui étudient les médias de masse, tels que les journaux, les magazines, le cinéma et la télévision, concluent que le cinéma contribue à former et à propager les convictions, les attitudes et les valeurs sociales les plus importantes. Ce qui constitue la culture d'une société, ses principes et ses comportements, est donc en grande partie le produit des messages transmis par les médias : ils contribuent à créer la culture qui fait de nous des Canadiens, car nous apprenons tout en nous divertissant.

Depuis les années 1920, nous nous inquiétons du flot de culture populaire qui nous vient de l'extérieur. Et c'est bien d'une inondation qu'il s'agit. Comme le montre le tableau I, les Canadiens et les Canadiennes consacrent une énorme proportion de leur temps à lire des magazines et des livres étrangers, à écouter de la musique, à regarder des films et des programmes télévisés produits ailleurs. Avec la répétition, ces médias transmettent, et souvent transfèrent, des traits culturels tels que les modes vestimentaires, la musique et certaines expressions utilisées dans les films, par exemple. De la même façon, les valeurs et les convictions exprimées par ces médias peuvent, à la longue, modifier les façons de voir et d'agir, et même la culture, de leur public. D'après certains observateurs, la culture canadienne, du moins telle que les médias la dépeignent, est une«culture invisible». Il faut en effet la chercher avec attention pour la découvrir.

En 1951, le rapport Massey, l'une des premières études gouvernementales sur les nombreux aspects de la culture et des médias de masse, affirma catégoriquement que la survie même de notre nation était en danger. Ses auteurs considéraient la culture comme l'adhésif qui cimente la société, et qui définit notre identité tant individuelle que collective. Les échanges et la coexistence sont impossibles sans un certain nombre de convictions et de comportements de base en commun, sans une culture commune.

L'invasion américaine par le truchement du cinéma, de la radio et des périodiques menaçait «d'étouffer plutôt que de stimuler notre créativité», selon ce rapport. Après avoir étudié l'industrie cinématographique, les auteurs concluaient qu'«Hollywood nous recrée à son image», et que sans une culture «maison» commune, entretenue par tous les médias de masse, les Canadiens perdraient tout sentiment de leur identité.

Les modèles culturels au Canada

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Le gouvernement intervient
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D'après le rapport Massey, il fallait que le gouvernement intervienne afin de promouvoir la croissance culturelle au Canada, non pour limiter l'influx des produits étrangers tels que les films, mais plutôt pour favoriser la production culturelle canadienne. Cela devait permettre au public de décider s'il tenait à une culture distincte et à des médias de masse qui la diffusent.
Moins de 5 p.cent des films vus par les Canadiens sont produits par des Canadiens.

Depuis, nos gouvernements ont pris diverses mesures dans le but de soutenir la culture canadienne. Par exemple, certaines institutions gouvernementales, telles que la CBC (Canadian Broadcasting Corporation), Radio-Canada et TVOntario, ont pour fonction de diffuser une forte proportion de culture canadienne. Des lois et des règlements ont aussi été édictés dans le but d'obliger les entreprises privées de télédiffusion telles que la CTV, Global et autres, à présenter un nombre minimum de programmes à contenu canadien. Enfin, les gouvernements fédéral et provinciaux offrent de nombreux prêts, subventions et encouragements fiscaux dont le but est d'encourager la production culturelle au Canada.

La logique est la même dans tous les cas. Sans le soutien du gouvernement, nous produirions encore moins de films, de musique et de programmes télévisés. En conséquence, les Canadiens n'auraient que peu ou pas de contact avec les images et les concepts qui reflètent ou explorent la vie dans notre pays.

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Le commerce de la culture
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Si la culture canadienne a une telle importance pour la santé et la survie de notre nation, pourquoi n'est-elle pas plus abondante? Pourquoi le gouvernement doit-il apporter son soutien aux activités culturelles canadiennes? Pour pouvoir répondre à ces questions, il est nécessaire de comprendre deux faits fondamentaux. Premièrement, les films, les magazines, les journaux et la télévision sont des entreprises commerciales qui engagent des capitaux importants. Deuxièmement, les facteurs économiques qui influent sur les médias de masse ne favorisent pas la production culturelle au Canada. Hollywood, comme producteur de culture contemporaine, en est l'un des meilleurs exemples. Les films qu'on y produit sont très coûteux. Le budget moyen d'un film tourné à Hollywood est actuellement d'un peu plus de 20 millions de dollars. Un film à grand succès peut coûter plusieurs fois cette somme (True Lies, par exemple : près de 100 millions). Bien que les films hollywoodiens soient de loin les plus dispendieux du monde, la production cinématographique est relativement coûteuse partout. Le budget moyen d'un film canadien, par contre, est d'environ 3 millions de dollars.

En raison des coûts de production très élevés, les principaux studios d'Hollywood, tels que la Paramount, Warner Bros., Twentieth-Century Fox et Disney, consacrent d'énormes sommes d'argent et d'effort à la mise en marché de leurs films. Les «stars» hollywoodiennes jouent un rôle très important dans ce processus; leur nom peut garantir le succès d'un film, ce qui explique leurs salaires opulents. Afin d'assurer le succès financier de leurs films, les studios hollywoodiens s'imposent dans le monde entier. Leur but est simple : attirer le plus grand nombre possible de spectateurs. Le vaste marché américain constitue une base solide qui leur permet de récupérer la plus grande partie de leur mise de fonds, et les ventes à l'étranger représentent des profits supplémentaires. Afin de réaliser ces profits, les studios d'Hollywood sont très entreprenants. Au Canada, par exemple, leurs contrats obligent les principales chaînes de cinémas (Cineplex- Odéon et Famous Players) à projeter en majeure partie des films faits à Hollywood. C'est aussi le cas des grands distributeurs et détaillants de vidéocassettes, tels que Blockbuster : pour obtenir des copies des films à succès américains, les propriétaires de cinémas et de magasins doivent accepter les conditions posées par les studios américains.

À cause du contrôle exercé par Hollywood sur le marché cinématographique au Canada, la plus grande partie des revenus des cinémas et des magasins de location de vidéocassettes s'achemine vers les États-Unis. L'argent que les Canadiens dépensent au cinéma finance, à Hollywood, la production d'autres films. En raison de ces accords commerciaux et de la puissance économique d'Hollywood, le cinéma canadien ne peut pas faire concurrence aux films américains sur le marché sans une aide gouvernementale quelconque.

Il en va de même pour les émissions télévisées. Les programmes produits aux États-Unis à un coût très élevé sont vendus aux télédiffuseurs canadiens pour beaucoup moins. Par exemple, un épisode de Beverly Hills 90210 (qui dure une heure) coûte environ 1 million de dollars. Il est vendu au Canada pour à peu près 50 000 $. Même s'il n'en coûtait que 500 000 $ pour produire une émission semblable ici, on voit facilement pourquoi les télédiffuseurs canadiens préférent en général acheter des séries américaines.

Ainsi que le montre le tableau I, environ quatre pour cent seulement des émissions dramatiques diffusées par la télévision canadienne sont produites au pays. Cependant, ce chiffre ne correspond pas à un manque de popularité des émissions canadiennes (en fait, des enquêtes ont démontré qu'un nombre respectable de téléspectateurs canadiens les regardent). C'est plutôt un indice des réalités commerciales de la télédiffusion et du coût relativement plus élevé de la production canadienne, comparé à celui des programmes américains. Le gouvernement se voit donc obligé de réglementer la télévision afin d'obliger les télédiffuseurs canadiens à investir davantage dans la production d'émissions qu'ils ne le feraient autrement. En outre, il dépense chaque année un total de près de 100 millions de dollars en prêts et encouragements fiscaux afin de favoriser la production d'émissions dramatiques au Canada.

 
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Nouvelles initiatives
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Les premières tentatives pour créer une industrie cinématographique au Canada connurent peu de succès. Les quelques réalisations canadiennes ne pouvaient pas faire concurrence aux films américains, anglais et français, bien accueillis par les propriétaires des cinémas canadiens à cause de leur prix peu élevé et par un public qui s'attachait de plus en plus aux vedettes et aux histoires étrangères.

Le prestige d'Hollywood se fit sentir dès les années 1920, et continue de s'exercer de nos jours sur les réalisateurs, scénaristes et acteurs canadiens : les cinéastes Ivan Reitman et Norman Jewison et les acteurs Martin Short, Jim Carrey et John Candy ne sont que quelques exemples récents d'un exode qui a commencé à l'époque de Mary Pickford, vedette du cinéma muet. Un cynique pourrait en conclure qu'il existe bien une industrie cinématographique canadienne, mais qu'elle se trouve... à Los Angeles.

Gangnants du prix Génie du meilleur film canadien

C'est depuis la fin de la Première Guerre mondiale que le gouvernement joue un rôle dans le cinéma canadien. Au début, il se servait de films pour encourager l'immigration et l'investissement. L'Office national du film fut fondé en 1939. Pendant la Seconde Guerre mondiale la principale fonction de l'ONF fut de tourner des films de propagande pour soutenir l'effort de guerre. Mais l'Office national du film devait jouer un autre rôle important : la production de films «interprétant le Canada pour les Canadiens.» Depuis soixante ans, l'ONF est devenu un des principaux producteurs mondiaux de documentaires, de dessins animés et de films expérimentaux; c'est aussi un pionnier du développement des techniques et du matériel cinématographiques.

Le Canada est à l'avant-garde du cinéma mondial pour la production de dessins animés et de documentaires.

Les films de l'ONF ont remporté plusieurs prix internationaux, y compris des Oscars, mais n'ont pas résolu le problème de l'influence prépondérante du cinéma étranger au Canada. À l'exception de la propagande de guerre, ses films n'ont jamais fait l'objet d'une commercialisation à grande échelle. De plus, pendant ses deux premières décennies, l'ONF ne tourna aucun long métrage qui aurait pu faire concurrence aux films américains auprès du public canadien.

Ce n'est qu'en 1968, lors de la fondation de la Société de développement de l'industrie cinématographique canadienne, qu'une industrie du long métrage vit enfin le jour au pays. Avec un budget de dix millions de dollars (le coût d'environ trois films d'Hollywood), cette société fut chargée de fournir des subventions et des prêts aux producteurs indépendants de longs métrages. Pendant les dix premières années, elle subventionna plusieurs films qui, malgré un accueil enthousiaste de la part des critiques, échouèrent sur le plan commercial. Cependant, les Canadiens pouvaient se reconnaître dans des films tels que Goin' Down the Road, qui raconte l'expérience de deux jeunes expatriés de Terre-Neuve à la recherche de travail et d'une vie meilleure à Toronto. De même, les Québécois se retrouvaient dans Mon oncle Antoine, film à la fois dur et romantique, qui met en scène les tensions entre anglophones et francophones d'une petite ville minière. Ces films présentent du Canada une image rarement offerte à l'écran; ils nous font connaître des aspects uniques de la vie dans notre pays.

Depuis 1968, la Société de développement de l'industrie cinématographique canadienne (aujourd'hui Téléfilm Canada) a financé plus de 500 films canadiens. Son budget annuel pour les longs métrages dépasse 21 millions de dollars. En 1993-1994, il a fourni un appui financier à la production de 26 films, entre autres Exotica d'Atom Egoyan, qui a remporté le prix Génie du meilleur film. L'avez-vous vu? Probablement pas.

Lea films canadiens nous font connaître des aspects uniques de la vie dans notre pays.

Malheureusement, la majorité des Canadiens n'ont vu qu'une poignée de films canadiens sortis depuis 25 ans. Comme l'a fait remarquer Claude Jutra, un des réalisateurs canadiens les plus réputés, «ne pas tourner les films qu'on veut, c'est dur, mais pire encore c'est de voir passer sous silence les films qu'on fait.» En effet, pendant les années 1970, les films canadiens furent victimes de l'alliance entre les grands studios hollywoodiens et les cinémas, qui privilégiait la production américaine.

À maintes reprises, le gouvernement a tenté d'assurer la distribution des films canadiens, mais ses efforts sont contrecarrés par la puissance économique des studios d'Hollywood et des chaînes de cinémas canadiennes. L'avènement des magasins vidéo n'a guère amélioré la situation, car le réseau de distribution est limité et les films sont peu mis en valeur. À bien des égards, ils sont traités comme des films étrangers destinés à un public peu nombreux et plutôt spécialisé.

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Les femmes et le cinéma
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L'importance du cinéma canadien réside dans l'alternative qu'il offre aux thèmes et aux styles typiquement américains. Comparons, par exemple, la représentation des femmes dans les films canadiens et ceux d'Hollywood, surtout dans les histoires d'action et d'aventure qui constituent une si grande partie de la production américaine. Dans des films tels que Die Hard, Lethal Weapon, et True Lies, les héros masculins sont forts, débrouillards, et connaissent à fond toutes les armes et tous les gadgets jamais inventés. Par contre, les femmes sont faibles et soumises; il faut les protéger ou les sauver, car elles sont en général peu capables de s'assumer.

Dans les «thrillers» sexuels tels que Liaison fatale, Basic Instinct, ou Body of Evidence, les femmes célibataires sont présentées comme une menace pour l'homme et, dans certains cas, pour la famille traditionnelle. La leçon à tirer est que ces femmes «modernes» peuvent être dangereuses, intrigantes, même psychotiques. Le moins qu'on puisse en dire, c'est que ces représentations sont peu flatteuses.

Les films canadiens nous offrent un portrait bien plus compréhensif, plus révélateur de la condition des femmes dans le monde contemporain. Depuis 1974, le Studio D de l'ONF se consacre aux films faits par et pour les femmes. Sa production comprend une gamme exceptionnelle de courts métrages et de documentaires sur des sujets tels que l'abus sexuel, les stéréotypes présentés dans les médias, et l'égalité d'emploi. En 1984, le Studio D tourna une série de films intitulés Mon corps, c'est mon corps, sur l'abus des enfants; très bien accueillie par les organismes d'aide sociale, les écoles et les parents, cette série connut le meilleur succès commercial de toute l'histoire de l'ONF.

Un certain nombre de Canadiennes ont aussi réalisé des longs métrages en dehors du Studio D; cette production offre une riche variété de perspectives sur la vie et l'histoire des femmes d'ici. The Company of Strangers de Cynthia Scott met en scène la rencontre de sept femmes âgées perdues dans un paysage typiquement canadien. I've Heard the Mermaids Singing, de Patricia Rozema, parodie la concurrence entre les femmes dans le monde du travail. Avec bien d'autres, ces films montrent les femmes aux prises avec les problèmes et les défis de la deuxième moitié du vingtième siècle.

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Le Canada au grand écran
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Peu de personnages (masculins ou féminins) du cinéma canadien manifestent les traits qui prédominent dans les films d'Hollywood. Notre cinéma s'intéresse plutôt à des individus assez ordinaires et à leurs efforts pour faire face aux difficultés de la vie quotidienne. En général, les films canadiens sont moins portés sur l'action que ceux d'Hollywood; par conséquent certains les estiment moins «divertissants». Cependant, c'est là précisément leur point fort.

Notre cinéma raconte l'histoire et la vie des Canadiens et des Canadiennes. Dans ce vaste pays, il nous faut des moyens de comprendre et de faire valoir notre diversité. C'est le cinéma canadien qui peut nous faire connaître les ethnies et les régions qui constituent notre pays : les citadins de Vancouver découvrent ainsi la vie d'un port de pêche à Terre-Neuve; un enfant de la région des Rocheuses voit la majesté du Saint-Laurent devant Québec; les habitants de la Nouvelle-Écosse ont un aperçu de la vie des Prairies, et les Torontois commencent à comprendre l'histoire et la lutte des Autochtones.

Persuadés du bon rapport sur leur investissement, les gouvernements du Canada se sont engagés à poursuivre leur politique de soutien du cinéma canadien. L'industrie cinématographique canadienne joue un rôle important dans l'économie nationale; à long terme, cependant, c'est surtout dans le domaine culturel que son influence positive se manifeste. Somme toute, sans le cinéma canadien, nous serions privés d'un des meilleurs moyens d'explorer et de créer notre culture.

 

Pour en savoir plus à propos de ce sujet, visiter ces liens à d'autres endoits sur l'Internet avec des sujets reliés

100 ans de cinéma au Québec - http://cri.histart.umontreal.ca/grafics/
  • Renseignements sur les fêtes du centenaire du cinéma au Québec.
*Académie canadienne du cinéma et de la télévision / Academy of Canadian Cinema and Television - http://www.academy.ca
  • L'ACCT décerne les prix Génie (cinéma) et Gemini (télévision); ce site d'information donne aussi accès aux archives relatives à ces prix.
  • ACCT is responsible for mounting the Genie Awards(cinema) and the Gemini Awards (television); the site includes an archive of past award winners and industry-related news.
Canadian Association of Broadcasters - http://www.cab-acr.ca/
  • Broadcasting information, activities, services, and a calendar of events.
*Conseil des arts du Canada / The Canada Council - http://www.canadacouncil.ca/
  • Un organisme indépendant qui vise la promotion des arts au Canada; contient plusieurs liens.
  • An independent organization which promotes the arts in Canada; contains many links.
*CultureNet - http://www.culturenet.ucalgary.ca/index.html
  • Un guide de ressources concernant le domaine de la culture canadienne.
  • A central resource guide of Canadian cultural news, events, and organizations.
*Festivals canadien du cinéma / Canadian Film Festivals - http://www.cs.cmu.edu/afs/cs.cmu.edu/Web/Unofficial/Canadiana/CA-filmfests.html
  • Une liste de tous les festivals canadiens du cinéma et leurs sites web.
  • A thorough listing of all major Canadian film festivals and their Internet sites.
Internet Movie Database - http://us.imdb.com/
  • Une compilation des meilleures archives filmographiques accessibles par l'Internet.
  • A compendium of the best on-line film information archives.
Office National du film du Canada - http://www.onf.ca/F/index.html
*National Film Board - http://www.nfb.ca/E/index.html
  • Tout sur l'ONF: histoire, organisation, adresses utiles et renseignements relatifs à la distribution de ses films, à leur aspect technique et aux prix qu'ils ont remportés.
  • The history, structure, addresses and distribution information, film technology, and awards--everything you want to know about the NFB.
*Réseau Éducation-Médias / Canadian Media Awareness Network - http://www.media-awareness.ca/
  • Une centre d'information et de partages d'idées et d'initiatives visant à promouvoir l'éducation médiatique.
  • A clearinghouse and support network for media education.
*Société Radio-Canada -http://radio-canada.ca/
Canadian Broadcasting Corporation - http://cbc.ca/
  • Renseignements sur la Société Radio-Canada et autres sources.
  • A wealth of resource information about the CBC and related sources.
Téléfilm Canada - http://www.telefilm.gc.ca/
*Telefilm Canada - http://www.telefilm.gc.ca/
  • Renseignements sur les activités et projets en cours de Téléfilm Canada.
  • Information on the activities and ongoing projects of Telefilm Canada.
*Tribunal canadien des relations professionnelles artistes / Canadian Artists and Producers Professional Relations Tribunal - producteurs - http://homer.ic.gc.ca/users/capprt/
  • Renseignements, archives, liens, et les préoccupations du secteur culturel.
  • Information, archives, links, and cultural concerns from the organization

[English version] | [Études Canadiennes]
 
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