La médecine au Canada : les médecins et leurs découvertes

 

Partie I : Médecins célèbres ou obscurs

Tout historique de la médecine au Canada doit commencer par les deux plus célèbres médecins canadiens du XIXe siècle, sir William Osler et Dre Emily Stowe. Osler a renouvelé la pratique de la médecine en allant au chevet des malades et en alliant la science de la médecine à l'art du guérisseur. Stowe a contesté l'idée voulant que la médecine soit une profession masculine. Auparavant, les femmes avaient toujours participé aux traitements à titre de sages-femmes, d'infirmières ou de soignantes à domicile. Surmontant d'énormes obstacles, Stowe a été à première Canadienne à pratiquer la médecine au pays. Bien d'autres médecins moins célèbres ont pratiqué la médecine dans les régions rurales ou non développées du Canada, dispensant de nouveaux traitements et de nouveaux moyens thérapeutiques à leurs malades malgré les difficultés de déplacement, le mauvais temps et l'isolement professionnel.

Sir William Osler, le médecin des médecins

Au XIXe siècle, l'un des médecins les plus célèbres du monde était un Canadien, sir William Osler (1849-1919). Pendant sa carrière, (questions #1)Osler a exercé sa profession dans trois pays, le Canada, les États- Unis et l'Angleterre, qui le revendiquent tous comme l'un des leurs. Nul ne conteste qu'Osler a été un médecin et un professeur brillant et innovateur, adoré par ses élèves et ses malades, (Vrai ou Faux #1)mais il n'a fait aucune grande découverte médicale : c'est sa manière de pratiquer et d'enseigner la médecine qui était si remarquable. (questions #2)Il est l'auteur du premier grand manuel de médecine moderne, The Principles and Practice of Medicine, publié pour la première fois en 1892, suivi de nombreuses éditions révisées et traduit en 1908 sous le titre La pratique de la médecine.

Osler naît en 1849 à Bond Head, au nord de Toronto, en Ontario, dans les forêts canadiennes de l'arrière-pays. Il est le huitième des neuf enfants de Featherstone Osler, pasteur anglican qui fait pendant plus de vingt ans un excellent travail comme curé d'une paroisse de colonisation. Le jeune William Osler fréquente diverses écoles privées anglicanes avant d'entrer à l'Université de Toronto pour le programme de premier cycle. C'est alors qu'il se passionne pour les sciences et la nature; il décide de devenir médecin.

En 1870, Osler s'inscrit à l'école de médecine de l'Université McGill. C'est un bon choix, car on y donne la meilleure formation médicale qui puisse se trouver au Canada à l'époque. Sur le plan des installations, de l'accès aux hôpitaux et des normes médicales, l'Université McGill est meilleure que la plupart des établissements d'enseignement nord-américains. Osler étudie la médecine avec ardeur, s'intéressant à la nature, à la pathologie, aux causes et à la progression des maladies. Dans son désir de mieux comprendre ces questions, il se rend à Londres, à Berlin et à Vienne pour étudier davantage la médecine avant de revenir à la faculté de médecine de McGill, où il est chargé de cours en médecine et en pathologie.

En 1884, Osler s'établit aux États-Unis, où il se joint à la faculté de médecine de la University of Pennsylvania. Cinq ans plus tard, il se rend à Baltimore, où il joue un rôle déterminant dans le développement du nouveau programme de médecine de la Johns Hopkins University. Osler travaille à établir et à maintenir la plus haute qualité possible à l'école de médecine et à l'hôpital. Il réussit à faire appliquer de façon générale des normes plus élevées et des méthodes plus scientifiques, améliorant la formation des futurs médecins aussi bien que le soin des malades. L'école de médecine de Johns Hopkins devient ainsi un haut lieu de l'enseignement de la médecine en Amérique du Nord. La réputation d'Osler en tant que professeur, médecin traitant et écrivain ne cesse de grandir, attirant à Baltimore un grand nombre de Canadiens et d'Américains qui veulent travailler avec l'illustre médecin. Mais qu'apprennent-ils de si spécial avec Osler?

Osler amène les élèves au chevet des malades. C'est là qu'ils apprennent à devenir des « soignants » en examinant, en touchant et en écoutant les malades. Son étude de divers domaines scientifiques comme la bactériologie et la physiologie permet de mieux comprendre le fonctionnement interne de l'organisme. Osler joint à son savoir l'art de guérir et de traiter les gens. Son aptitude à diagnostiquer les maladies vient de ce qu'il applique aux affections de ses malades sa haute connaissance scientifique des maladies et de leur pathologie. Il inspire confiance à tous ses malades et les réconforte. Lorsque ses collègues et ses élèves tombent malades, c'est Osler qu'ils veulent avoir pour médecin; il est le médecin des médecins.

Osler est un éminent médecin grâce à son humanité, à sa compétence médicale et à son influence sur l'enseignement de la médecine et la formation des futurs médecins. Il pratique la médecine au chevet de ses malades et enseigne aux autres à faire de même. Il ne fait aucune grande découverte de laboratoire, mais il applique aux cas qu'il traite les innovations des autres et les nouvelles connaissances scientifiques et pathologiques. Il pratique la médecine moderne en alliant la science médicale et ses incessants progrès à l'art de guérir et de traiter les malades.

 

 

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