| Aperçu d'une politique étrangère empreinte de civilité Paix et contrôle des armements |
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De nombreux Canadiens estiment que deux des plus importantes caractéristiques du rôle du Canada dans le monde sont un appui constant apporté aux efforts de maintien de la paix des Nations Unies et des pressions continues en faveur de mesures de contrôle international des armements. Pendant la crise internationale provoquée par la fermeture du canal de Suez en 1956, Lester Pearson et ses habiles diplomates ont participé de façon décisive à la préparation et à la promotion de la mise sur pied d'une force de maintien de la paix des Nations Unies, ce qui a valu plus tard à Pearson le prix Nobel de la paix. Depuis lors, cette force de maintien de la paix est l'une des rares initiatives vraiment multilatérales visant à lutter contre les flambées de violence qui mettent en danger la paix régionale et mondiale. Il faut toutefois reconnaître honnêtement que cette force n'a pas beaucoup de succès. Cela est évident quand on considère que les Nations Unies ont été incapables, au cours de la dernière décennie, de freiner des guerres locales et des guerres civiles dont l'escalade a ensuite entraîné des catastrophes pour l'humanité. La force des Nations Unies n'a réussi à maintenir la paix ni en Somalie, ni en Bosnie, ni au Rwanda. Malheureusement, il n'existe aucune autre institution de maintien de la paix dans la communauté internationale. Pour empêcher que des multitudes ne soient traitées en victimes, les forces de maintien de la paix et d'autres opérations en faveur de la paix sont les seuls moyens d'intervention possibles pour amener une désescalade de la violence locale ou régionale. Ces opérations sont surtout humanitaires et, pour être crédibles, doivent être soutenues par la communauté internationale et être menées par une multitude de pays. Ce sont les missions militaires multilatérales par excellence. Le Canada a participé à la grande majorité des initiatives de maintien de la paix et a consacré une part considérable de ses moyens militaires à renforcer la capacité des Nations Unies à disposer de moyens d'intervention rapide en cas de menace à la sécurité internationale. Le nombre total de Canadiens morts au service de leur pays et de l'idéal de maintien de la paix dans le monde se chiffrait à 104 en octobre 1997. Le Canada a aussi participé, indépendamment des missions officielles de maintien de la paix de l'ONU, à des missions spéciales de surveillance de cessez-le-feu ou de conflits internationaux; par exemple, de 1954 à 1973, il a pris part à la COMMISSION INTERNATIONALE DE SURVEILLANCE ET DE CONTRÔLE DU CAMBODGE ET DU VIETNAM. Le Canada a aussi participé à des efforts visant à freiner la course aux armements pendant le conflit Est-Ouest ainsi qu'à établir des systèmes efficaces de contrôle international des armements. Les diplomates canadiens ont été des interlocuteurs très actifs de la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE) depuis le début des années 70. La CSCE a servi, entre autres, à nourrir la confiance entre l'Est et l'Ouest et a exercé en conséquence un rôle extrêmement important dans les efforts pour mettre fin au conflit de façon pacifique. Le dernier épisode à ce chapitre a été la réussite des efforts du Canada en faveur de la conclusion d'une entente internationale (la Convention d'Ottawa) interdisant les mines terrestres antipersonnel.
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