| Perspectives d'avenir des tiers partis | ||
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Étant donné leur influence sur le système des partis fédéraux et sur les politiques du gouvernement du pays, ni le NPD ni le Parti réformiste ne peuvent être considérés comme des partis purement régionaux. De plus, leur programme politique tire son origine d'organismes et de courants d'idées qui dépassent largement les frontières du Canada. Dans les systèmes politiques comprenant plus de deux partis viables, ceux qui ont peu de chances de former le gouvernement du pays peuvent quand même s'inspirer des grands courants d'idées étrangers et de groupes sociaux du pays ayant une influence relativement faible. Ces idées sont mises en discussion et lancées dans l'arène publique d'une façon que les partis prêts à gouverner, par prudence, pourraient hésiter à envisager. Pendant l'entre-deux-guerres, le CCF a introduit de nouvelles politiques importantes sur la scène publique au Canada. Depuis 40 ans, le NPD d'abord, puis le Parti réformiste en ont fait autant. Le dynamisme des débats publics et des expériences politiques au Canada aurait été grandement réduit si ces tiers partis de l'Ouest n'avaient pas préconisé des idées non conventionnelles pour faire face aux changements majeurs qui ont marqué la vie économique et sociale. Certaines de ces idées ont été généralement acceptées, comme le régime d'assurance-maladie et les budgets équilibrés, alors que d'autres sont tombées dans l'oubli, comme l'étatisation des banques. Dans l'ensemble, la politique canadienne a été enrichie par la présence de tiers partis originaires de l'Ouest. Le Parti réformiste a voté en faveur de sa disparition afin de créer l'Alliance canadienne, et le NPD pourrait se transformer de façon tout aussi radicale pendant la prochaine décennie. Toutefois, quel que soit leur avenir, ces partis ont montré aux Canadiens les possibilités et les avantages d'un système multipartite de rivalité politique.
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