espace
  Le multiculturalisme au Canada
 

Table des matières

 
 
  English
 

Le Canada a la réputation d'être une nation multiculturelle. Selon une définition très simple, ce terme signifie que les Canadiens, n'ayant pas les mêmes origines raciales ou culturelles, ne partagent pas un héritage unique. Au contraire : le Canada d'aujourd'hui comprend une vaste diversité culturelle et raciale, qui est le résultat de plusieurs siècles d'immigration.

Tous les Canadiens, y compris les Autochtones, ont en commun un passé d'immigrés. Cependant, cela ne veut pas dire que la majorité des Canadiens actuels sont des immigrés, loin de là : moins de 16 p. 100 des citoyens d'aujourd'hui sont nés à l'étranger. Cela ne signifie pas non plus que l'immigration est ouverte à tous : le statut d'immigrant est un privilège et non un droit. En effet, face aux demandes d'immigration, le Canada effectue une certaine sélection.

En ce qui concerne les attitudes envers l'immigration et les politiques qui la réglementent, on constate une évolution au cours des années, allant de pair avec celle des questions économiques, politiques et sociales qui préoccupent les Canadiens. Récemment, le gouvernement fédéral a annoncé des changements qui auront pour effet de réduire le nombre d'immigrants autorisés à entrer au Canada et de rendre plus difficile l'immigration de parents de ceux, Canadiens et immigrés, qui y sont déjà établis.


Barre bleue horizontale
L'immigration : les débuts
Barre bleue horizontale

L'immigration a toujours joué un rôle primordial dans la définition du caractère de la société canadienne. Quoiqu'une minorité seulement de Canadiens aient vécu l'expérience de l'immigration, nous avons tous un immigrant parmi nos parents plus ou moins éloignés. En effet, le Canada n'existerait pas sans ses immigrés.

Plusieurs dizaines de milliers d'années avant l'arrivée des premiers Européens, les ancêtres des Autochtones d'aujourd'hui traversèrent la banquise qui reliait l'Asie à l'Amérique du Nord pour s'installer sur le continent nord-américain. Au cours des siècles ils se répandirent sur tout le continent, tissant une riche tapisserie de groupes linguistiques et culturels. L'arrivée des premiers Européens remonte à environ 500 ans, époque à laquelle le Canada n'existait pas encore. Les premiers colonisateurs furent les Français qui s'établirent le long du Saint-Laurent et de ses affluents. Ils furent suivis de colons français et anglais, dont les avant-postes se faisaient concurrence dans les provinces maritimes. Au dix-huitième siècle les Anglais vainquirent les Français à Québec, prenant ainsi possession des anciens territoires français. Lors de la Révolution américaine, la défaite des Anglais poussa une vague de Loyalistes fidèles à la Couronne à aller s'établir en Amérique du Nord britannique (Canada).

Pendant les cent cinquante ans qui suivirent, l'immigration se poursuivit. La plupart des colonisateurs étaient d'origine anglaise, écossaise et irlandaise. Certains étaient attirés par les possibilités offertes par le Nouveau Monde. D'autres, dont un grand nombre d'immigrants écossais et irlandais expulsés de leurs terres ou victimes de mauvaises récoltes, fuyaient la famine et une pauvreté écrasante. Parmi les immigrants, on compte aussi des Américains, recrutés par des agents responsables de la vente des terres et de l'embauche des travailleurs. Certains immigrants vinrent seuls, les mains vides, tandis que d'autres étaient accompagnés de leur famille et possédaient les ressources nécessaires pour commencer une nouvelle vie. Certains réussirent, alors que d'autres ne récoltèrent que la misère.

Au début, la majorité des immigrants furent d'origine britannique et américaine. Cependant, d'autres nationalités et d'autres races arrivèrent aussi. De nombreux immigrants européens furent attirés par le potentiel économique du Canada, ou par le refuge qu'il représentait face aux persécutions religieuses et politiques. Pendant les années précédant la Guerre civile américaine, des milliers d'esclaves noirs qui s'enfuyaient des États-Unis par la filière clandestine vinrent se joindre aux Européens. Après la Confédération de 1867, des milliers d'Irlandais et de Chinois furent embauchés pour construire la voie ferrée du Canadien Pacifique. Sur la côte ouest, d'autres Chinois se joignirent à la vague de chercheurs de fortune venus du monde entier après la découverte de l'or en Colombie-Britannique et au Yukon.

Au début du vingtième siècle, des centaines de milliers d'Américains en quête de terres agricoles, ainsi que des immigrés d'Europe centrale et de l'est recrutés par des agents d'immigration, s'établirent sur les Prairies.

Environ 90 p.100 des Canadiens nés à l'étranger vivent dans les 15 plus grandes villes du pays.

Pendant que l'Ouest se peuplait, d'autres nouveaux venus peinaient dans des secteurs alors en plein essor: les forêts, les mines, les manufactures, la construction et les chemins de fer. Certains voulaient s'installer et devenir citoyens canadiens, tandis que d'autres espéraient mettre de l'argent de côté pour retourner chez eux; en attendant, leur salaire faisait vivre leur famille restée à l'étranger. Quel qu'ait été le but et la durée de son séjour, chaque immigré collabora à la construction du pays.

Barre bleue horizontale
Attitude envers les immigrants
Barre bleue horizontale

Bien avant la Deuxième Guerre mondiale le Canada avait reçu des immigrants d'origines culturelles très diverses. Mais tous n'étaient pas accueillis de la même façon : la population nord-américaine étant surtout de culture et de tradition européennes, les nouveaux venus étaient souvent traités d'«étrangers» parce que leur race, leur couleur, leur religion ou leurs coutumes différaient de celles de la majorité.

Seize p.100 seulement des Canadiens ne sont pas nés au Canada.

Pour bien des Canadiens d'autrefois, ces «étrangers» étaient différents et peut-être inférieurs. Pourquoi alors en avoir laissé entrer un si grand nombre? La raison est simple. Le Canada avait besoin de main-d'œuvre pour l'agriculture, les forêts, les usines et les mines, somme toute pour la construction du pays. Néanmoins, des inquiétudes racistes se faisaient de plus en plus sentir. Bon nombre doutaient qu'un afflux d'étrangers aux langues diverses fût avantageux pour le Canada. Ces «étrangers» sauraient-ils s'intégrer à la société canadienne? Beaucoup restaient sceptiques. Certains Canadiens de langue anglaise prétendaient que sur le marché du travail les immigrés faisaient concurrence aux travailleurs nés au pays, et que de surcroît ils provoquaient de graves problèmes sociaux. Certains Canadiens français redoutaient l'arrivée d'immigrants non francophones dont le nombre pouvait menacer le fragile équilibre politique et social sur lequel reposaient leurs rapports avec les Canadiens anglais.

À mesure que se répandit cette réticence à l'égard de l'immigration, le public exigea des politiques plus restrictives. Le gouvernement réagit en imposant de nouveaux règlements et en renforçant ceux déjà en place, par exemple la prohibition de l'immigration asiatique. On contrôla plus strictement l'entrée des Européens de l'est et on l'interdit à la majorité des Juifs et des habitants du sud de l'Europe. Le début de la Crise des années 1930 aggrava la méfiance à l'égard des étrangers qui cherchaient du travail au Canada. Même ceux d'origine britannique se virent refuser l'entrée. Comme les autres pays, le Canada ferma ses portes au monde, et cette politique fut poursuivie jusqu'à la fin de la Deuxième Guerre mondiale.

Proportions d'immigrants dans les populations métopolitaines

Après la guerre, certains Canadiens préconisèrent l'assimilation des immigrants, estimant que ces derniers et leurs enfants posaient un problème culturel. On fit pression sur les immigrés et surtout sur leurs enfants, afin qu'ils s'intègrent dans la culture du Canada anglais. Les gouvernements, les écoles, les églises, les médias et les organismes de bien-être social se rallièrent à ces efforts en faveur de l'assimilation, avec un certain succès. La grande majorité des immigrés et de leurs enfants apprirent l'anglais ou le français. La plupart réussirent à se tailler une place dans le système socio-économique de la communauté. Leurs enfants fréquentèrent l'école publique et malgré le racisme et la discrimination, bon nombre d'entre eux finirent par s'intégrer à la société canadienne tout en conservant des liens familiaux, ethniques, religieux et culturels avec leurs parents et grands-parents.


Barre bleue horizontale
L'immigration d'aujourd'hui
Barre bleue horizontale

La fin de la Deuxième Guerre mondiale marqua les débuts d'une expansion économique si rapide que le nombre de travailleurs ne répondait plus à la demande. Craignant le ralentissement, le Canada mit fin aux restrictions sur l'immigration et fit venir d'Europe des centaines de milliers de travailleurs et leurs familles. Tout en continuant d'accorder la préférence aux immigrants de Grande-Bretagne et d'Europe occidentale, le Canada s'ouvrit progressivement aux autres Européens. Certains vinrent des pays du sud de l'Europe, tandis que d'autres étaient des réfugiés des pays de l'Est occupés par l'Union Soviétique. Contrairement aux immigrants précédents, la plupart de ceux d'après-guerre s'installèrent dans les villes plutôt que sur des fermes ou dans des villes minières et forestières isolées. Tous n'étaient pas non plus ouvriers. Bon nombre avaient une formation et une expérience professionnelles de haut niveau.

Au cours des années qui suivirent, le Canada accueillit des vagues de réfugiés fuyant les pays de l'Est : la Hongrie (1956), la Tchécoslovaquie (1968) et la Pologne (1982-1985). L'opinion publique devint plus favorable à l'immigration. À mesure que les Canadiens appuyaient les efforts pour mettre fin au racisme et à la discrimination dans le droit canadien, les derniers obstacles ethniques et raciaux à l'immigration finirent par tomber en 1967. Par conséquent, le Canada s'ouvrit à des immigrants d'origines plus diverses. Des non Européens, venus surtout d'Asie et des Caraïbes, arrivèrent en nombre toujours croissant. Aujourd'hui, les immigrants et les réfugiés du Tiers Monde et d'autres pays non-européens sont trois fois plus nombreux que ceux venant d'Europe. Par conséquent, les minorités visibles sont devenues une partie de plus en plus importante de l'ensemble national.

 
Barre bleue horizontale
Diversité raciale et ethnique
Barre bleue horizontale

La diversité de la population, dont la composition varie évidemment d'une région à l'autre, est devenue l'une des caractéristiques de la société canadienne. D'après le recensement de 1991, plus de 30 p. 100 des Canadiens, concentrés surtout en Ontario et dans les provinces de l'Ouest, ne sont ni d'origine française, ni d'origine anglaise. Les variations régionales sont encore plus frappantes parmi les 16 p. 100 de Canadiens nés à l'extérieur du pays. C'est dans les régions rurales, les petites villes, le Québec et les provinces de l'Atlantique que l'on rencontre le moins de personnes nées à l'étranger. Non seulement la grande majorité des résidents des régions rurales du Québec sont natifs du Canada, mais leurs parents, leurs grands-parents et leurs arrière-grands-parents l'étaient aussi. À l'inverse, 90 p. 100 des Canadiens nés à l'étranger vivent dans les 15 zones urbaines principales du pays, mais leur distribution, encore une fois, n'est pas uniforme. À l'exception de Montréal, les villes des Maritimes et du Québec comptent relativement moins de Canadiens nés à l'étranger, tandis que 30 p. 100 de la population totale de Vancouver et 38 p. 100 de celle de Toronto (soit plus d'un million de personnes à Toronto seulement) est née ailleurs qu'au Canada.

En1991, 31 p. 100 de notre population n'était d'origine ni française, ni anglaise

Deux points principaux se dégagent de cet exposé. En premier lieu, depuis le début des années 1970 la majorité des immigrants proviennent des pays du Tiers Monde et de pays non européens, qu'on considérait autrefois comme des sources «non traditionnelles» d'immigration. Deuxièmement, de par leur revenu, leur niveau d'instruction, leur emploi et leur lieu de résidence, les immigrants et leurs enfants appartiennent à plusieurs milieux. D'après une enquête récente, par exemple, plus de la moitié des étudiants de première année à l'université de Toronto se définissaient comme non-Blancs. Environ 40 p. 100 d'entre eux sont d'origine asiatique. Un tiers seulement ont grandi dans un milieu familial strictement anglophone. À la fin du siècle, par conséquent, Toronto et Vancouver pourraient posséder la population la plus diverse du Canada au point de vue culturel et racial. Elles ne sont cependant pas uniques; le mélange culturel peut être moins marqué dans les autres villes du pays, mais la pluralité fait partie de notre vie urbaine.

Barre bleue horizontale
La politique du multiculturalisme
Barre bleue horizontale

Quelle devrait être l'attitude des Canadiens devant cette diversité? C'est en 1971 que le gouvernement fédéral a dévoilé sa politique de multiculturalisme. Non seulement cette politique reconnaissait la pluralité au Canada, mais elle semblait renverser les précédentes tentatives d'assimilation des immigrants. Elle invitait tous les Canadiens à accepter la diversité culturelle, tout en les encourageant à être membres à part entière de la société canadienne.

De nombreux facteurs ont influencé l'instauration de la politique du multiculturalisme. Avant tout, elle est inséparable de son époque. Au Canada, le milieu des années soixante a été marqué par une tension croissante entre les francophones et les anglophones. C'est alors que le gouvernement nomma une commission royale d'enquête chargée d'étudier les problèmes existants et de recommander des solutions. La Commission royale d'enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme tint des audiences publiques dans toutes les régions du pays. Il n'y fut pas seulement question des relations entre les anglophones et les francophones, mais aussi de l'ancienne politique d'assimilation que partout au Canada des représentants des différentes ethnies venaient qualifier d'échec et d'injustice. Ces porte-paroles rappelèrent aux membres de la Commission que les immigrants et leurs enfants avaient vécu la Crise aux côtés des autres Canadiens, qu'ils avaient sacrifié leurs enfants à l'effort de guerre, et qu'ils partageaient les fruits de la renaissance économique et de leurs efforts personnels. Ils n'étaient peut-être pas de souche française ou anglaise, mais s'estimaient Canadiens à part entière et entendaient participer aux discussions publiques.

Ils insistèrent sur la mise en place d'un nouveau modèle de participation civique à une société plus large et qui tiendrait compte de la pluralité des groupes ethniques faisant partie de la famille canadienne. Ils proposaient un schéma basé sur l'acceptation officielle des différences culturelles et sur le soutien de la pluralité. Au «melting pot» américain, ils préféraient la notion d'une mosaïque culturelle dont toutes les parties distinctes s'imbriqueraient en un tout unifié. L'ethnicité ne minait pas l'identité canadienne, soutenaient-ils : elle constituait l'identité canadienne.

À la surprise d'un grand nombre, la Commission se rangea à leur avis. Le quatrième volume de son rapport contenait de vastes recommandations visant à reconnaître l'importance de la diversité culturelle pour l'identité canadienne et à encourager les institutions à refléter cette pluralité dans leurs politiques et leurs programmes. Il s'agissait à l'époque d'une politique de multiculturalisme dans le cadre du bilinguisme : elle reconnaissait le français et l'anglais comme les deux langues officielles du Canada. Mais elle admettait aussi que la pluralité ethnique constituait une caractéristique de la société canadienne, et méritait d'être promue et préservée. Plusieurs provinces suivirent l'exemple du gouvernement fédéral et adoptèrent une politique en matière de multiculturalisme. En 1988, le projet de loi C-93 devint la Loi sur le multiculturalisme canadien, la première expression officielle de la politique de multiculturalisme du Canada.

Les Canadiens n'acceptaient pas tous le multiculturalisme. Certains anglophones craignaient, par exemple, qu'il ne divise le pays plutôt que de l'unifier; tandis que d'autres redoutaient l'érosion du riche patrimoine britannique du Canada anglais. De nombreux Québecois estimaient que le multiculturalisme avait pour but de faire échec à leur nationalisme. Ils accusaient Ottawa de vouloir, sous le couvert de cette politique, les mettre au même rang que les «autres» groupes ethniques, affaiblissant ainsi les aspirations du Québec.

Néanmoins, la politique de multiculturalisme rallia de nombreux partisans, surtout au Canada anglais, car elle reconnaissait enfin la diversité canadienne. Son but, lorsqu'elle fut instaurée en 1971, était de faire valoir la contribution des groupes de souche européenne qui dominaient encore la mosaïque ethnique du Canada. Cependant, à mesure qu'augmentait l'immigration en provenance des pays du Tiers Monde, le multiculturalisme dut tenir compte des préoccupations des minorités visibles. Ces nouveaux groupes n'attachaient pas autant d'importance à la reconnaissance de leur patrimoine. Ils comptaient sur le multiculturalisme non pour l'enrichissement de leur culture, mais pour l'élimination du racisme et de la discrimination. Autant que les autres Canadiens, ils voulaient avoir droit à l'emploi, au logement et à l'éducation.

Le gouvernement accéda à leur demande. Sans abandonner les programmes orientés sur la culture qui avaient primé pendant les premières années de la politique de multiculturalisme, il tient compte des préoccupations des nouveaux groupes. En 1981, les responsables du multiculturalisme créèrent une unité chargée de veiller aux relations interraciales au Canada, et par la suite de faire de ces relations l'un des facteurs principaux visés par la politique du multiculturalisme. La plupart des provinces et de nombreuses municipalités ont suivi cet exemple à l'intérieur de leurs domaines de compétence, surtout l'éducation, la police, les services sociaux et la protection des droits de la personne. Au Québec, le gouvernement provincial a élaboré ses propres programmes en fonction de la nouvelle réalité ethnique et raciale. De plusieurs façons, ces programmes sont semblables à ceux des autres provinces et du gouvernement fédéral. De nos jours, la plupart des programmes de multiculturalisme fédéraux sont axés sur l'évolution des institutions, sur les relations interraciales, et sur l'intégration et la participation des citoyens à la vie du pays. La politique fédérale du multiculturalisme coûte à chaque Canadien environ un dollar par année.

Barre bleue horizontale
Vers l'avenir
Barre bleue horizontale

L'avenir du multiculturalisme est incertain. L'histoire de notre pays démontre que les fluctuations économiques et les besoins en main-d'œuvre influencent l'accueil que nous faisons aux nouveaux venus. Certains craignent que les programmes de multiculturalisme aient encouragé les immigrants, en particulier les plus récents, à se tenir à part. Que cela soit vrai ou non, les opposants du multiculturalisme préconisent une réduction de l'immigration au Canada, et voudraient n'accepter que les candidats susceptibles de s'intégrer rapidement à la société canadienne dite traditionnelle.

Qui sont les néo-Canadiens?
Qui sont les néo-Canadiens?

Plus la population du Canada se diversifiera, plus il faudra que les Canadiens fassent preuve de tolérance et d'ouverture d'esprit les uns envers les autres. Notre monde se globalise et les migrations d'un pays à l'autre augmentent; l'appréciation et l'acceptation des différences culturelles sont devenues un défi mondial. La politique de multiculturalisme la plus adéquate sera sans doute celle qui répondra aux besoins de tous nos citoyens, qu'ils soient Canadiens de longue date ou nouveaux venus. Tout en tirant fierté de leur patrimoine individuel, tous les Canadiens devront s'efforcer de contribuer à une identité nationale : l'avenir de notre pays en dépend.

 


[English verison] | [Études Canadiennes]
 
Barre bleue horizontale