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Né à la Rivière-Rouge (Winnipeg) en 1844, Louis Riel dirigea le mouvement de résistance qui, en 1869-1870, réussit à faire obstacle à la prise de possession unilatérale des territoires de l'Ouest par le Canada. Mais avant que Riel puisse revendiquer son titre légitime de Père manitobain de la Confédération, le gouvernement canadien se vengea en le forçant à s'exiler aux États-Unis. Après une odyssée qui dura dix ans, et pendant laquelle il fut élu député à la Chambre des Communes et fit deux séjours dans des asiles d'aliénés du Québec, Riel s'installa au Montana avec sa famille et devint instituteur. Son exil se termina subitement en 1884, lorsque les Métis de la Saskatchewan lui demandèrent de prendre leur cause en main. Au début des années 1880, les Métis établis le long de la rivière Saskatchewan sud, entre les villes actuelles de Dundurn et Prince Albert, tentèrent d'obtenir qu'Ottawa les reconnaisse propriétaires de leurs lots riverains traditionnels, avant que toute la région soit ouverte à la colonisation. Le gouvernement fédéral ayant refusé à plusieurs reprises de répondre à leurs demandes, les Métis firent appel à Riel, le héros de la résistance de la Rivière-Rouge. Mais ils n'avaient plus affaire au même homme. Riel était toujours un chef charismatique, mais il se considérait désormais comme l'émissaire personnel de Dieu, et croyait que sa mission était de faire des territoires du Nord-Ouest la patrie des Métis et des autres peuples opprimés du monde, dans l'attente du Jugement dernier. |
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1998/99 |
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